Pourquoi privilégier les acteurs du cloud européens en détriment des GAFAM ?

Pourquoi privilégier les acteurs du cloud européens en détriment des GAFAM ?

Aujourd'hui, la question 'Cloud ou pas cloud' ne se pose même plus; même si les entreprises ne mettent pas en place un plan data interne, les données circulent déjà dans des clouds (américains, pour la plupart) par le biais de leurs employés : le commercial qui souhaite partager une proposition commerciale avec un client le fait le plus souvent par le biais d'un cloud "gratuit", où vie privée, confidentialité et RGPD sont souvent parties absentes.

En réalité, les entreprises européennes sont assez contradictoires; d'une part, elles souhaitent que leurs contrats restent privés, que le RGPD soit assuré et que la législation applicable soit la législation française ou, à minima, une législation européenne. Mais d'autre part, en ne cadrant pas leurs données, elles rompent avec ces principes sous prétexte que "un fichier par ci par là" ne peut pas nuire aux principes fondamentaux du RGPD notamment. Sauf que, plus le temps passe, plus la "dette" s'accumule - de plus en plus de fichiers circulent dans des clouds incontrôlables - et parfois, les accidents surviennent : fuite de données, partages non-autorisés, fichiers sensibles entre les mains de concurrents ou, pire encore, entre les mains de cybercriminels.

D'autre part, les entreprises françaises et européennes sont de plus en plus otages des politiques de confidentialité des clouds américains, et maîtrisent de moins en moins la circulation de leurs données. Mais cela va bien au-delà des entreprises, car mêmes les gouvernements subissent ces problèmes et les données des citoyens se retrouvent à fluctuer dans des centres de données qui autorisent d'autres gouvernements à les exploiter, à travers les "Patriot Act", "Cloud Act" et toute législation lointaine de celle que nous, français et européens, maîtrisons.

Cela concerne aussi bien les systèmes de travail collaboratif comme Cloudeezy, mais aussi tous les autres SaaS que les entreprises utilisent comme les systèmes de messagerie, de courrier électronique, de partage de tâches, CRM, ERP, moteurs de recherche, analytics, régies publicitaires, etc., pour ne citer qu'eux.


L'Europe fait actuellement face à une fuite massive de ses données qui circulent déjà aujourd'hui chez Amazon (AWS) ou Microsoft (Azure) entre autres, et qui seront exploitées à plus ou moins long terme. Si rien n'est fait dans ce domaine à large échelle, la position dominante des USA sera accentuée chaque jour, jusqu'au point de non-retour.


En faisant le choix de travailler avec des opérateurs européens, les entreprises font aussi le choix d'arrêter l'hémorragie des données fuitant vers ces géants qui ne se limitent pas à stocker et sécuriser les données, mais également à les analyser, les traiter, les croiser (le fameux "Big Data") pour toujours mieux connaître ses clients et les monnayer de la façon la plus rentable possible, qu'importe si la vie privée est bafouée !

Un choix plus responsable, plus équitable et plus sécurisant, à la fois pour les données et pour les personnes est tout à fait possible. Des entreprises comme Cloudeezy placent tous leurs efforts à sécuriser et à rendre disponibles les données de leurs clients dans un cadre maitrisé, dans une infrastructure auditée et auditable, soumise aux lois européennes, dont ses clients peuvent avoir la certitude qu'aucune analyse, aucun traitement ou revente n'est réalisé sur leurs données. C'est pourquoi nous incitons toutes les entreprises, de toute taille, à se tourner vers des solutions de gestion de données européennes. Avec des offres à 49€/mois pour 500Go de données, les tarifs sont très compétitifs pour un hébergement Nextcloud responsable et évolutif, dont les performances répondent aux besoins des entreprises de toute taille.

La seule façon de créer un écosystème européen de la data, c'est de se tourner vers les acteurs locaux en détriment des géants américains et de leur donner les moyens à la fois d'innover, de créer des emplois locaux et de les faire progresser. Cela passe par contractualiser avec eux et migrer des clouds américains vers les acteurs européens.

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